refuse de se joindre à l’acharnement contre et revendique pour l’animateur un droit à une deuxième chance.

Frédéric Mitterrand n’est pas l’homme des causes faciles. Au lieu de hurler avec les loups contre Jean-Luc Delarue, le ministre de la Culture et de la Communication se souvient que derrière la polémique, il reste un homme et des fragilités inhérentes à sa condition humaine même. Une attitude qu’il avait déjà adoptée pour défendre Roman Polanski, pris dans l’étau des machines judiciaires suisse et américaine il y a quelques mois.

Bref, c’est une nouvelle démonstration du sens de la mesure que vient de faire ce vendredi Frédéric Mitterrand, alors qu’il était reçu sur RTL par Jean-Michel Apathie. Lequel provoquait ainsi la réaction de Frédéric Mitterrand:

« Pour interroger le ministre de la Communication que vous êtes, Frédéric Mitterrand, je voudrais qu’on parle de Jean-Luc Delarue qui est l’un des animateurs vedettes de France Télévisions. Il a reconnu, en début de semaine, publiquement avoir un problème avec la drogue, et se soigner pour cela. Et il a évoqué publiquement aussi, la possibilité d’obtenir une deuxième chance. Faut-il la lui donner, Frédéric Mitterrand? »

Le ministre surprend plus ou moins son monde en répondant: « Je pense que oui. Ecoutez, dans la vie, il faut donner des deuxièmes chances à tout le monde. Et Jean-Luc Delarue, c’est une histoire triste. Il faut voir, il y a une sorte d’enchaînements. Enchaînements des années de travail fous; enchaînements d’une générosité dans ses émissions de télévision qui était très forte; enchaînements de la notoriété qui est un fardeau qu’on a peur de perdre; et puis à un moment ça déraille, quoi! »

Cette plaideroirie en faveur de Jean-Luc Delarue ne va pas jusqu’à remettre en question l’arbitrage du nouveau patron de France Télévisions qui a décidé une suspension des émissions du célèbre animateur…

“La décision de Rémy Pfimlin est parfaitement juste, explique en effet Frédéric Mitterrand. Il faut arrêter tout ça; il faut que lui se reprenne mais quand il se sera repris et qu’il se sera en quelque sorte désintoxiqué, il n’y a pas de raisons de ne pas lui donner une deuxième chance.

J.F.T.

Vendredi 17 septembre 2010

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