La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a adopté le 27 août 2019 à Genève des mesures pour protéger efficacement certains animaux africains. Elle a ainsi renforcé la protection de l’éléphant et la régulation du commerce de la girafe. La CITES, appelée aussi Convention de Washington, est issue d’un accord intergouvernemental signé en mars 1973 dans la capitale américaine. Elle

Eléphants et girafe au Botswana le 3 janvier 2014 (AFP – SERGIO PITAMITZ / BIOSPHOTO)

La nouvelle mouture prévoit que les éléphants sauvages capturés dans de bonnes conditions pourront être transférés dans des zones protégées ou vers des programmes de conservation, dans les zones où ils vivent actuellement ou ont pu être présents dans le passé; Ce qui exclue de fait les zoos ou les parcs de loisirs.. Des exceptions sont prévues dans des “circonstances exceptionnelles”, après consultation des experts de la CITES et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ou dans le cas de “transferts temporaires dans des situations d’urgence”. Cette nouvelle version a donné lieu à des débats très tendus et n’a pu être adoptée qu’après une interruption de séance.Les ONG n’apprécient pas forcément la mention de “circonstances exceptionnelles”. “Une porte étroite reste entrouverte mais son franchissement sera difficile”, a fait valoir l’association Robin des bois. Les girafesLa CITES a également voté définitivement la régulation du commerce de la girafe.Elle a introduit ce “grand mammifère artiodactyle d’Afrique” au très long cou (selon la définition du Petit Robert) dans son annexe II. Laquelle soumet le commerce international à des permis, à condition qu’il ne porte pas atteinte à la survie des animaux dans la nature.Les délégués ont ainsi reconnu pour la première fois que le commerce de peau, de cornes, de sabots et d’os de girafes notamment, constituait une menace pour la survie de l’espèce. La population des girafes d’Afrique a décliné d’environ 40% en 30 ans. Elle compte aujourd’hui moins de 100 000 individus, selon l’UICN.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *