La cour d’appel de Paris examine depuis hier, jeudi 24 octobre, le litige entre la maison de couture et son ancien directeur artistique. La juridiction doit déterminer si le licenciement de John Galliano de chez Dior relève des prud’hommes ou du tribunal de commerce. Rendu le 28 novembre prochain.

L’imbroglio continue entre la maison de luxe et son ancienne tête créative. Après avoir passé quinze ans chez Christian Dior, John Galliano dérape gravement dans un café parisien où ivre, il débite des propos racistes et antisémites, le tout appuyé par une vidéo. Nous sommes en 2011, le Britannique est d’abord suspendu avant d’être licencié. Mais aujourd’hui, l’épisode de son renvoi n’est toujours pas terminé puisque les deux parties se retrouvent aujourd’hui devant la justice. Il s’agit de savoir à présent quel est le tribunal compétent pour appliquer cette décision contestée par John Galliano.

En février dernier, le conseil des prud’hommes s’était déclaré en mesure d’examiner l’affaire. Du côté de Dior, pas question, car le couturier excentrique n’était pas salarié de l’entreprise. D’après l’avocat de celle-ci, plusieurs contrats liaient les deux parties, qualifiant le travail de John Galliano de « prestation de service ». Pour la défense du créateur, son client était un salarié à part entière, au vu d’un contrat à durée indéterminée signé en 2008. « Monsieur Galliano était addict. Tout le monde le savait, personne n’a rien fait. Il n’y a pas eu de visites médicale » avance t-elle. Selon elle, de nombreuses obligations du droit du travail n’ont « pas été respectées ».

Quant au salaire perçu par le génie créatif, là non plus les avocats ne sont pas d’accord. 3,7 millions selon l’avocate de Galliano, 5 millions selon la défense de Dior sans compter « le chauffeur, le coiffeur, les frais de salle de sport ». Pour ce dernier, « John Galliano se décrit comme un malheureux esclave. Il avait un rôle essentiel en tant que directeur artistique, mais l’intensité du travail n’est pas celle qu’il décrit ». Quoi qu’il en soit une autre procédure est en cours devant le tribunal de commerce, après la demande de dommages et intérêts de John Galliano.

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