Près de 100 000 personnes sont atteintes de la maladie deParkinson. Face à cette pathologie, la stimulationcérébrale à haute fréquence estutilisée depuis une dizaine d’années.Grâce à des électrodes, on stimule unerégion du cerveau située sous le thalamus : le noyausous-thalamique. Cette technique apporte dans la majoritédes cas une réelle transformation de la vie des patients :le tremblement, la raideur et la difficulté àeffectuer les mouvements sont atténués. Maisjusqu’à présent, le mécanisme àl’origine de cet effet bénéfique restait enpartie mystérieux. Deux hypothèses s’opposaient: la neurostimulation inhiberait les neurones ou au contraire elleles activerait.
Deux équipes françaises, l’une du laboratoirede Physiologie et physiopathologie de la signalisation cellulaire(CNRS) et l’autre de l’institut de neurobiologie de laméditerranée (Inserm) ont enfin percé lessecrets de son mécanisme d’action. Selon lesrésultats français, les deux théoriescoexistent : la fréquence des stimulations comprise entre 80et 100 Hz, gomme l’activité pathologique des celluleset la remplace par l’activité dictée par lastimulation.
Aujourd’hui, en France, seule une quinzaine de centresréalisent ce type d’intervention deneurochirurgie.
Source : J Neurosci. 2003 Sep 24;23(25):8743-51.

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