La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, vient de présenter des mesures visant à réduire les risques pour les usagers de drogue injectables. Le but : simplifier la prise en charge des toxicomanes et de leur accompagnement tout au long de leur sevrage.Premier volet du plan, la Ministre a chargé l’Institut National de Prévention et d’Education en Santé (INPES) de trouver des solutions afin d’élaborer des politiques de sensibilisation mieux ciblées. Elle souhaite également promouvoir l’éducation aux risques liés à l’injection au sein des centres d’accueil et d’accompagnement, grace à des entretiens collectifs et individuels, de la video, voire des simulations. En parallèle, une étude d’évaluation sera menée sur les kits actuellement disponibles afin de limiter la propagation des infections transmissibles par le sang.

Les autres mesures portent sur les politiques de substitution : tout d’abord, la Ministère souhaite que les généralistes puissent prescrire de la méthadone, couramment utilisée comme traitement substitutif aux opiacés, une proposition étudiée dans le cadre du projet “Méthaville“. De façon complémentaire, elle prendra prochainement un arrêté visant à prévenir le détournement de certaines substances, comme la buprénorphine (Subutex), qui définira avec précision leurs modalités de prescription et de suivi.
Dernier point, la possibilité aux médecins de ville de pouvoir délivrer des traitements contre l’hépatite C sera également en évaluation : dans 80 % des cas, il s’avère efficace, mais nécessite un suivi particulier lié aux effets secondaires. Certains praticiens pourront y être formés en conséquence. Une mesure qui reste essentielle lorsque l’on sait que la pathologie est hautement transmissible dans la population des toxicomanes : près de 3 000 à 4 000 nouvelles contaminations sont recensées chaque année.
Source: Communiqué de presse du ministère de la Santé – Juin 2008

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